Diplômée du programme de Techniques de travail social en 2010, Raphaëlle Ferland a connu un parcours hors du commun. Grâce à sa persévérance, sa détermination et un courage remarquable, cette jeune femme originaire de Montréal a repris sa vie en main à l’âge de 18 ans pour se sortir de la rue.  Depuis, Raphaëlle a su s’accrocher à son rêve de devenir avocate en droit criminel et poursuit actuellement une carrière dans ce domaine qui lui colle à la peau.

À peine âgée de 15 ans, c’est sur un banc de rue que Raphaëlle passe la plus grande partie de son temps. L’abandon de l’école, l’absence d’encadrement ainsi que la consommation de drogues ont à ce moment assombri son quotidien et fait d’elle une très jeune itinérante. Heureusement, Raphaëlle n’a pas eu froid aux yeux et elle a su puiser en elle afin de trouver la force de reprendre sa vie en main. Après avoir mis beaucoup d’effort à se recréer une vie décente en participant à de nombreux programmes du Bureau des services à la jeunesse d’Ottawa, elle décide de faire un retour aux études. Sa grande volonté d’aider son prochain et son amour de la francophonie la pousse à s’inscrire à La Cité, en Techniques de travail social. Étudiante acharnée, elle a complété son  programme d’études avec brio, au deuxième rang de sa classe. Grâce à l’obtention de bourses et à son désir grandissant d’avoir un impact important dans la vie des gens, elle a poursuivi ses études à l’Université d’Ottawa. Elle y a obtenu un baccalauréat en droit de la section droit civil de l’Université d’Ottawa et, plus récemment, un juris doctor de la section common law avec mention au Palmarès du doyen. Même si ce parcours n’a pas été sans embûches, Raphaëlle a de nombreuses fois retroussé ses manches afin de poursuivre sa voie vers la réussite.

Elle revendique d’ailleurs de nombreux prix, distinctions et nominations au cours des dernières années, dont une mention dans la revue Maclean’s comme l’une des futures leaders du Canada âgées de moins de 25 ans dans la catégorie « Activism ».

À ce jour, Raphaëlle accorde une grande importance au bilinguisme de son travail et à la nécessité de sa formation en droit civil et en common law. Elle souhaite permettre un accès aux services juridiques francophones du côté de l’Ontario et anglophone du côté québécois.  Par conviction profonde et surtout relativement à son passé chaotique, Raphaëlle est une militante pour la lutte contre la pauvreté et l’itinérance et n’hésite pas à défendre les intérêts des plus démunis dans les médias. Elle offre également des conférences et participe à des activités parallèles à son travail afin de favoriser la dissipation des préjugés face à la pauvreté, la toxicomanie, l’itinérance et les troubles de santé mentale.